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En bref

Simplifier les contenus rédactionnels

Il est curieux qu’en 2015, soit 20 ans après l’avènement de l’Internet grand public, les sites web éditoriaux et les journaux papiers restent attachés à des règles rédactionnelles dépassées et inutiles. Ainsi les responsables éditoriaux, secrétaires de rédaction et autres correcteurs poussent des cris orfraie lorsque le journaliste utilisent des puces pour bien séparer des faites ou idées. Ils attendent des termes comme d’une part, d’autre part, enfin pour distinguer un argumentaire ou un exposé de faits. Il s’agit de répondre à un impératif de « belle » langue écrite, classique et gage de sérieux. Or, la rédaction d’un article ou d’un billet de blog  n’est pas l’écriture d’un roman. S’il est agréable de lire un portrait ou une enquête rédigée avec des métaphores déliées, un style original, la relation d’informations courantes ne devrait pas s’encombrer d’une langue ampoulée et de textes compacts, sans césures, ni marqueurs comme des points ou des chiffres.

Vaut-il mieux lire  » Les marchés financiers sont spéculatifs car c’est leur nature, dangereux pour les petits porteurs et souvent délétères pour les économies nationales et mondiales  » que:

1) Les marchés financiers sont spéculatifs car c’est leur nature

2) Ils sont dangereux pour les petits porteurs

3) Leurs actions sont souvent délétères pour les économies nationales et mondiales

Le poids des habitudes étant ce qu’il est , ce blog n’est pas exempt de telles scories éditoriales …

Compacter le contenu rédactionnel des livres

La lecture des essais, pour ne parler que de cette catégorie, est en baisse. Pourquoi s’obstiner à privilégier le nombre de pages, la quantité, la « main » du livre,  à la concision du texte ? Les redondances multiples d’une même idée, les passages verbeux et qui n’apportent rien à la mise en valeur du contenu, tout cela dissuade le lecteur pressé d’acheter un livre et/ou de le lire. Le papier garde encore de l’intérêt à condition d’être complémentaire avec les contenus sur le Web.  Aujourd’hui, l’édition doit impérativement s’adapter à une donne économique qui a changé depuis plus d’une décennie.  Le plaisir de la lecture d’un roman reste encore attaché au papier, à son irremplaçable confort de lecture face aux froides liseuses. Mais les livres à usage technique, les guides, les essais, doivent être impérativement résumés dans une langue simple, en évitant les redites agaçantes qui ne renforcent pas le propos. Les textes doivent perdre en embonpoint pour renforcer leur impact. L’idée qu’il faut un minimum de pages et de volume rédactionnel pour faire sérieux est dépassée. En bref, il faut faire plus court, moins cher pour sauver encore ce qui peut l’être dans l’édition papier. Cela peut être immédiatement applicable, sans moyens financiers supplémentaires.

 

 

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À propos de Serge Escalé

Rédacteur. En veille sur l'économie, le social, l'usage et implications des technologies, le numérique.

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