//
vous lisez...
En bref, High Tech & Internet : à savoir

Internet: les enjeux et les risques sur le débat public

 » Je ne suis pas sûr qu’Internet soit bon à moyen terme.  Aujourd’hui, il amplifie les pathologies de la société, favorise l’extrémisme politique, diabolise les adversaires politiques, déstabilise les gouvernements. Il est à l’origine d’une dynamique pathologique »  Ce texte n’est pas écrit par un obscurantiste de l’Internet tel Alain Finkielkraut, mais par Lawrence Lessig, professeur de droit des affaires au Centre Berkman de la Harvard Law School, conseiller de Al GORE et parfait connaisseur des aspects techniques et juridiques d’Internet. Une source intéressante  pour une veille  sur Internet à destination de tout groupe ou utilisateur sur la Toile qui cherche à comprendre et prévenir les dérives possibles.

Des liens et infos pour aller plus loin:

  • « Lessig est un défenseur réputé de la liberté sur Internet et s’oppose à une interprétation extensive du droit d’auteur qui porte atteinte au potentiel de création et aux échanges en ligne. Il est l’une des voix les plus écoutées dans les débats sur les limites du droit d’auteur et sur le développement mondial de l’Internet. Il est fondateur et président du conseil d’administration de l’organisation Creative Commons.    ( Le Creative Commons (CC) est une organisation à but non lucratif dont le but est de proposer une solution alternative légale aux personnes souhaitant libérer leurs œuvres des droits de propriété intellectuelle standards de leur pays, jugés trop restrictifs). »      ((( source: Wikipedia)))

Un extrait de ce texte essentiel pour comprendre les liens entre le code (protocoles de communication, logiciels) , la défense des libertés, la protection de la vie  privée ainsi que la conception de Lessig sur Internet:

« Ce n’est pas entre régulation et absence de régulation que nous avons à choisir. Le code régule. Il implémente – ou non – un certain nombre de valeurs. Il garantit certaines libertés, ou les empêche. Il protège la vie privée, ou promeut la surveillance. Des gens décident comment le code va se comporter. Des gens l’écrivent. La question n’est donc pas de savoir qui décidera de la manière dont le cyberespace est régulé : ce seront les codeurs. La seule question est de savoir si nous aurons collectivement un rôle dans leur choix – et donc dans la manière dont ces valeurs sont garanties – ou si nous laisserons aux codeurs le soin de choisir nos valeurs à notre place.

Car c’est une évidence : quand l’État se retire, la place ne reste pas vide. Les intérêts privés ont des objectifs qu’ils vont poursuivre. En appuyant sur le bouton anti-Étatique, on ne se téléporte pas au Paradis. Quand les intérêts gouvernementaux sont écartés, d’autres intérêts les remplacent. Les connaissons-nous ? Sommes-nous sûrs qu’ils sont meilleurs ? »

* Cette courte affirmation de Lessig est citée dans la discours de Benoit Thieulin, Président du Conseil National du Numérique dans cette vidéo « Hacking Politics : la disruptivité numérique à l’assaut de la politique« 

Publicités

À propos de Serge Escalé

Rédacteur. En veille sur l'économie, le social, l'usage et implications des technologies, le numérique.

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

%d blogueurs aiment cette page :