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En bref

Froome est-il dopé ?

L’envers du décor

Depuis 1998, date de l’affaire Festina, la présomption d’innocence est remplacée par la présomption de suspicion. A juste titre, quand un coureur au physique rachitique comme Froome gagne l’étape d’Ax-Bonascre en tutoyant les limites physiques, domine le contre la montre d’Avranches, lâche ses adversaires dans le mythique mont Ventoux, en démarrant assis sur la selle sans paraitre souffrir à l’arrivée. Sa victoire surréaliste au Ventoux doit absolument être étayée par des données fiables, vraies, significatives. Antoine Vayer, ex-entraineur de l’équipe Festina affirme: « Si Chris Froome, dans un laboratoire accrédité, peut avoir une VO2max supérieure à 90 ml/mn/kg et qu’il peut montrer au travers d’un autre test qu’il peut maintenir 87,5 % de cette VO2max disponible plus de trente minutes, je pourrais essayer de croire qu’il est exceptionnel, magnifiquement entraîné et le meilleur grimpeur-rouleur de tous les temps.« .
Le docteur Jean-Pierre de Mondenard, spécialiste reconnu de la médecine sportive et singulièrement du cyclisme, a sans doute la bonne interprétation quand il dit qu’à l’image de la sécurité routière, la seule solution est de mettre des radars efficaces. A la fin de ce tour de France 2013, les organisateurs mettront en avant les centaines de contrôles anti-dopage effectués, tous négatifs. Sans aucune surprise puisque les grandes équipes cyclistes ont toujours un coup d’avance sur la nature des substances recherchées dans les contrôles. Même si David Millar estime, sans avoir tout a fait tort, que la pression est trop forte sur l’équipe SKY, la suspicion est légitime. Il faut accepter que le fait d’être spectateur ou téléspectateur, ne nous exonère pas de notre responsabilité individuelle. Le dopage est consubstantiel au cyclisme professionnel, car la tentation est bien trop forte eu égard au désir de gloire des champions et à l’obligation de résultats des coureurs de second rang, à la difficulté de de ce sport à part, aux exigences de réussite des sponsors, au rôle central des télévisions, à la position hypocrite de l’organisateur et de l’UCI. Toute tentative d’un cyclisme « propre » semble vouée à l’échec.

S’il y avait la volonté d’un cyclisme vraiment propre, il faudrait:

Je ne crois pas les fédérations, les médias, les sponsors, capables de mettre en oeuvre de telles mesures complexes , courageuses et couteuses.

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À propos de Serge Escalé

Rédacteur. En veille sur l'économie, le social, l'usage et implications des technologies, le numérique.

Discussion

Une réflexion sur “Froome est-il dopé ?

  1. Je suis bien d’accord.
    Ce Tour était assez symptomatique;.
    Sous prétexte de célébrer une date, on a fait un tour d’une difficulté exceptionnelle.
    De l’autre main, on s’attend à ce que les coureurs continuent de battre des recors sur un tel parcours.

    J'aime

    Publié par tostaquie | septembre 19, 2013, 9:40

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