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Economie, En bref

Lakshmi Mittal, champion de l’optimisation fiscale

Chez Lakshmi Mittal, 5ème fortune mondiale, l’optimisation fiscale est une seconde nature. Après avoir utilisé le Luxembourg pour abaisser les impôts du groupe, il l’a domicilié en Belgique à la fiscalité douce pour les grosses fortunes puis aujourd’hui a Dubaï dans un système opaque.

La dette fiscale de Mittal en France est de 1,3 milliards d’euros. Alors que la France a dépensé 100 milliards d’euros pour sauver sa sidérurgie et copieusement arrosé Mittal de subventions. De plus, la France a renoncé à toute participation dans le groupe. Il est difficile de comprendre l’attitude très modérée du gouvernement français vis-à-vis de Mittal à l’heure où les Etats-Unis et l’Angleterre,  chantres du libéralisme, demandent des comptes aux champions de l’évasion fiscale:

  • Le sénat américain  publie un rapport corsé sur les pratiques d’Apple qui n’a payé aucun impôt en 2009 et 2011
  • Le gouvernement anglais enquête très sérieusement  sur l’évasion fiscale de Google et Starbucks

Une nouvelle commission parlementaire dirigée par le député PS du Cher, Yann Galut, s’est bien constituée pour travailler sur la fraude fiscale, estimée entre 40 et 80 milliards d’euros par an
mais il est douteux que les grands groupes soient inquiétés.

Il est vrai que Christine Lagarde, ex-ministre des finances, était une habituée du yacht de Lakshmi Mittal, quand celui-ci croisait l’été au large des côtes de la Corse.

La fortune de Lakshmi Mittal est de 11,7 milliards d’euros mais en tant que citoyen britannique, il ne s’acquitte  que de 58.000 € d’impôts à titre personnel, une misère… Lakshmi Mittal a organisé le mariage de sa fille Vanisha en 2005 au château de Versailles et celui de Vaux-le-Vicomte, pour la modique somme de 55 millions d’euros.

Inutile d’attendre quelque attitude compassionnelle que ce soit de la part de Lakshmi Mittal qui appartient à la caste des marwaris, qui sont des lignées de commerçants et de prêteurs du Rajasthan en Inde. Leur dharma, leur devoir, leur “vocation” est de s’enrichir sans tenir compte du bien public et de l’intérêt général. Faire montre de sa richesse est une attitude normale pour exhiber sa réussite

Source: Billet d’après l’enquête de Martine ORANGE  ( Médiapart )

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À propos de Serge Escalé

Rédacteur. En veille sur l'économie, le social, l'usage et implications des technologies, le numérique.

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