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Coups de gueule

Ras le bol de Mélenchon !

J’étais au meeting de Mélenchon à la Bastille le 18 mars 2012 comme simple observateur. Le ressenti d’un évènement hors du prisme déformant des écrans, de la radio ou de la presse me semble indispensable pour comprendre les faits, même si je ne m’en contente évidemment pas. Face à une foule de dizaines de milliers de personnes, anciens du PCF venus en famille, jeunes et vieux du parti de Gauche, simples sympathisants, le leader du Front de gauche, faisait montre du meilleur talent oratoire de la campagne présidentielle dans un bref discours de 20 minute aux accents gaulliens. Depuis sa percée médiatique en 2005, je me méfie du personnage. Arrogance hargneuse envers les journalistes et les adversaires, provocations inutiles pour tout ce qui n’est pas dans sa ligne, attaques violentes et ciblées vers le PS pour lui piquer ses électeurs. Même des journalistes convaincus par sa rhétorique comme Daniel Schneidermann et d’autres membres de l’équipe d’Arrêt sur images en prennent pour leur grade lorsqu’il est invité. Même Hugo Chavez était plus amène lorsqu’il s’agissait de répliquer à une question embarrassante.Reprenant le rôle d’histrion de Georges Marchais dont le PCF ne parle plus qu’avec réticence, il pourfend toute tentative de mettre en question son discours.

Yves Paccalet, militant EELV et qui fut le second du commandant Cousteau dans une autre vie, a signé ici un billet dont je partage les termes et la conclusion.

En bref, rien qui préfigure un homme politique différent de ses adversaires tant dans les méthodes que dans le besoin de dominer et de s’emparer du pouvoir. Par exemple, la manière dont il a profité de l’affaire Cahuzac pour profiter des ennuis du PS et se poser en recours avec le rassemblement du 5 mai à la Bastille. Je n’attends rien du personnel politique de tous bords et ne brandit pas davantage le « ni droite, ni gauche », argument insidieux du FN. Je ne suis, ainsi, jamais déçu par les promesses non tenues des candidats. Dans tous les cas, je ne crois pas que Mélenchon soit une solution au chômage de masse, aux enjeux écologiques majeurs qui se présentent, à l’avènement d’un mode plus pacifié et bienveillant. La candeur de milliers de ses sympathisants et de certains commentateurs ne manque jamais de me surprendre. Pour l’immense majorité, mieux vaut croire que penser….

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À propos de Serge Escalé

Rédacteur. En veille sur l'économie, le social, l'usage et implications des technologies, le numérique.

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