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Divers

Pour les riches, vive la crise !

Dans le bruit des déclarations et analyses de la campagne électorale, lire avec attention ce constat intéressant et argumenté de Martin Hirsh sur le rôle prédateur des 10% les plus riches. Pour les plus motivés, consulter ce document: Rapport sur les hautes rémunérations.  En bref, si dans un repas, un convive accapare les 3/4 du festin, les autres se débrouillent avec ce qui reste… Retenir surtout que les très hautes rémunérations ont leur part de responsabilité dans l’augmentation des dépenses publiques car pour maintenir la consommation dans une société aussi inégale, les prestations sociales et le SMIC ont légèrement augmenté pour les 10% les plus pauvres. Cette augmentation est prélevée sur les revenus des classes moyennes au sens large qui représentent 80% de la population active.

Ci-dessous, un extrait de l’interview de Martin Hirsch à consulter en intégralité ici

 En quoi la question des très hautes rémunérations impacte-t-elle toute l’économie ?

 Après l’appel “Taxez-nous” des super-riches dans Le Nouvel Observateur, l’été dernier, on a entendu des patrons dire : l’explosion des hautes rémunérations des dirigeants ce n’est pas le cœur du problème ; l’urgence, c’est que l’Etat soit capable de réduire ses dépenses. Les mêmes me  disaient il y a quelques années : je donnerai volontiers de l’argent pour Emmaüs ou des initiatives sociales, le jour où il y aura un bouclier fiscal en France… . Or, les comportements n’ont pas fondamentalement changé.

Notre analyse, c’est que les très hautes rémunérations ont leur part de responsabilité dans l’augmentation des dépenses publiques. Le rapport du Conseil d’Analyse Economique de 2008 l’a bien montré : en France, la part des salaires dans la valeur ajoutée est restée stable depuis 20 ans mais les 10% des salaires les plus élevés ont capté les trois-quarts de la richesse au cours de cette période ! Les 80% du milieu ont régressé. Tandis que les 10% les plus défavorisés ont vu leur situation s’améliorer légèrement, grâce à la hausse du Smic et des prestations sociales. Du coup, pour tenter de réduire les inégalités, de maintenir la cohésion sociale en France, on a compensé ce déséquilibre par la hausse des prestations sociales. Donc, l’échappement des plus hauts salaires déclenche des dépenses publiques ! Aux Etats-Unis, ils ont essayé de compenser les inégalités par la course au crédit immobilier et à la consommation, avec les résultats qu’on a vus en 2008.

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À propos de Serge Escalé

Rédacteur. En veille sur l'économie, le social, l'usage et implications des technologies, le numérique.

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